Quelques hôtes  du Doubs

L'Apron 

  Apron

 

2 aprons côte à côteApron

 

 

appelé aussi "Roi du Doubs", est un curieux petit poisson 
de la famille des percidés aux moeurs plutôt nocturnes 
et encore mal connues.

On le désigne également par le terme de "sorcier" car selon les rumeurs,
en France surtout, si un pêcheur prend un Apron
il n'attrapera rien d'autre de toute la journée.

Les scientifiques pensent que c'est dû au fait qu'il ne sort que par mauvais temps, 
lorsque les autres poissons ne mordent pas...

Mais en l'espèce les Français ne sont pas rancuniers,
car un programme récent est mis en place sur leur territoire
pour tenter de sauver ce poisson menacé d'extinction.

 En Suisse cependant, les pêcheurs  et les aubergistes le considèrent 
comme un porte-bonheur, et ceci par tous les temps.
Ainsi, à l'époque pas si lointaine où il peuplait encore normalement les eaux,
on gardait souvent un Apron dans son panier de pêche
ou son vivier de manière à pouvoir profiter de ses bons effets.

Dans ce pays, on ne le trouve que dans la partie jurassienne du Doubs 
appelée aussi "Clos du Doubs". Sa population actuelle est estimée 
à 80-160 individus, il est menacé d'extinction. 

S'agissant d'un des poissons les plus exigeants de nos rivières, 
il représente un excellent  indicateur de l'état de santé d'un cours d'eau.

Un programme général d'assainissement du Doubs pour 2005 laisse espérer 
que la population d'Aprons notamment, pourra être sauvée.

Souhaitons que le Roi du Doubs fasse bon usage de son pouvoir 
et parvienne, d'un coup de nageoire magique, à inspirer l'espèce humaine
 responsable du déclin de la rivière à tout mettre en oeuvre pour
rétablir la situation.

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  La Loche franche

 

 

complice de l'Apron, peuple également le fond de la rivière
cachée sous les pierres durant la journée. En effet, elle sait être  fort prisée
 de la truite qui ne demande qu'à en faire son menu, et préfère
se soustraire au vorace appétit de cette dernière.

De nuit on peut facilement observer les loches en activité au moyen d'une 
lampe de poche, celles-ci sortant en nombre de leurs cachettes
à la faveur de l'obscurité.

Si cet amusant poisson à moustaches s'est également raréfié, 
 sa situation n'est heureusement pas aussi critique que celle de l'Apron.

Il s'élève très bien en aquarium où l'on peut apprécier son caractère
 sociable, joyeux et joueur .

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Le Chabot

 

 

partage le même habitat. Caché sous les pierres la journée, il se nourrit la
nuit de petits organismes benthiques.

Très sédentaire, on le retrouve année après année sous la même pierre,
pour autant qu'une crue n'ait pas modifié le fond.

Bon père, le mâle déniche et aménage une petite grotte pour accueillir les
oeufs, dans laquelle la femelle n'aura plus qu'à entrer...
Le mâle surveillera ensuite les oeufs.

Son style particulier ne fait pas l'unanimité, et il est plutôt
méprisé pour son aspect, ce qui me semble être un tort...

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Le Barbeau

 

J'ai toujours eu un faible pour ce "sympathique moustachu"
menant une vie grégaire sur le fond de la rivière.

Il a donné son nom à la "zone à Barbeaux", portion de cours d'eau située
entre la zone à Ombres et la zone à Brèmes, caractérisée par
des secteurs profonds et un certain courant.

Les Barbeaux y folâtrent de concert, retournant les pierres à l'aide
de leur appendice nasal muni de barbillons tactiles,
 pour se nourrir gaiement de la petite faune du fond.

Ils se tiennent volontiers à proximité des piles de ponts,
d'où on peut facilement les observer en activité. De fugaces reflets dorés
émanant du fond trahissent leur présence, d'où ils laissent
voir leurs flancs lors de typiques mouvements de torsion.

Au mois de mai, on peut les observer frayer depuis le pont de
Saint-Ursanne dans le Jura, ceci sans limite d'âge aucune.
Des femelles de plusieurs kilos se voient courtiser par
un groupe de mâles les suivant fidèlement, dans l'attente
de pouvoir féconder les oeufs qu'elles déposeront sur fond de gravier.

 

 

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La truite zébrée du Doubs

est si convoitée, qu'il m'a été impossible d'en trouver une seule photo
où elle ne soit en mains humaines...masculines.

Rappelons qu'il existe deux grandes souches de truites :

La souche méditerranéenne autochtone
(Truite zébrée)
La souche atlantique provenant, dans notre région, de l'alevinage

La Truite zébrée, truite indigène, est une variété de truite 
incomparable. Elle présente une forte tête, pourvue d'une gueule 
largement fendue. 

Sa robe est bronze-doré, tachetée de points bruns-noirs.
Elle est très reconnaissable par la présence de 3 ou 4 bandes verticales sombres
qui lui donnent un aspect zébré, rappelant celui de la perche.

A l'âge de 2 ans pour les mâles et 3 ans pour les femelles,
les truites rejoignent les frayères pour se reproduire de novembre
à février, quant la température de l'eau varie de 5 à 10 degrés.

Avant de pondre ses oeufs, la femelle creuse une cuvette dans
les graviers tapissant le fond du lit du cours d'eau.
Le mâle vient alors féconder les oeufs.
Ceux-ci seront protégés par les petits graviers
qui viendront les recouvrir.

Une femelle pond de 1000 à 2000 oeufs par kilo de son poids.
Leur diamètre varie entre 3 et 5 mm selon la taille
des femelles, et leur incubation dure une quarantaine de jours.

Après l'émergence, les alevins (mesurant de 15 à 25 mm)
se dispersent essentiellement vers l'aval par des mouvements
de dévalaison nocturne, et colonisent les zones favorables
de la rivière.

Beaucoup plus sensible à la qualité de l'habitat
qu'à la qualité physico-chimique de l'eau, la Truite fario
est cependant exigeante vis-à-vis de la température et du
taux d'oxygène dissous. Ainsi, la Truite colonise l'amont
des grands cours d'eau et leurs affluents.

Carnivore, la Truite fario se nourrit d'insectes aériens
et de leurs larves aquatiques, de vers, mollusques et alevins.

La baisse des populations provient surtout d'une dégradation
des biotopes de reproduction, notamment l'érosion des
berges, limitant les zones de caches et de repos, ainsi que
le colmatage des fonds des cours d'eau, ces deux phénomènes
étant induits par des activités humaines présentes sur les bassins versants.

L'alevinage, efficace seulement à court terme, peut s'avérer
très dangereux. En effet, des déversements de juvéniles d'élevage de
forme atlantique peut entraîner la disparition des souches locales
méditerranéennes, lors d'introgression de gènes atlantiques dans les
populations méditerranéennes.

 

Pour en savoir plus sur les poissons de rivières, visiter le
site consacré à ce sujet dans la rubrique "liens"
 

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