Le problème des barrages et usines hydro-électriques

Barrage du Châtelot

Le régime du Doubs franco-suisse est actuellement perturbé par 3 barrages
et usines hydro-électriques : le Châtelot, le Refrain et la Goule.

Chacune de ces installations sépare le Doubs en 3 tronçons bien distincts :

En amont du barrage se forme un lac artificiel, dont on va utiliser
l'eau à la demande  pour actionner les turbines de l'usine.
Prélevée au fond du lac, cette eau froide et peu oxygénée sera
restituée à la rivière en aval de l'installation.

Entre le barrage et l'usine, un tronçon dit "courcircuité" (par les électriciens),
n'est alimenté que par un débit dit "de restitution", très inférieur
au débit normal du cours d'eau.

En aval de l'usine, enfin, a lieu une inlassable alternance
entre périodes presque sans eau (débit de restitution), arrivée brutale
de l'eau turbinée, puis coupure de l'eau.

Usine électrique du Refrain

Il est maintenant clairement établi que ces variations importantes
du régime des eaux ont des répercussions très négatives
sur toute la faune de la rivière. Les barrages et usines
modifient également les cours d'eau au niveau paysager.

Aussi faut-il se réjouir d'un programme de mesures franco-suisse
agendé pour 2005, au contenu suivant :

En parallèle, des échelles et ascenseurs à poissons seront mis en place
de manière à ce que les obstacles actuels soient rendus
franchissables, pour l'Apron entre autres.

Enfin, concernant la pollution, un programme français intitulé
"Le Doubs propre en 2005", permet d'espérer de belles améliorations.

Le barrage du Châtelot

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